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28 mai 2014

Quatorze jours

L'une des dernières photos que j'ai prises d'Eïtou. Un Eïtou qui se rit du ciel, sourit aux anges, hume le soleil...

Voilà.

Quatorze jours que le grand petit Eïtou est parti galoper au pays des poulains qui ne grandiront jamais.

Quatorze jours; c'était hier et c'était il y a longtemps, tant de choses depuis, mais pas plus de réponses.

Et je vous dois une explication.

Qu'est-il arrivé ? Un accident bête de poulain heureux.

Ceux qui ont rencontré Eïtou ont pu constater son amour des galopades effrénées, des bonds joyeux et des taquineries. C'est lors d'une de ces galopades qu'il est entré en collision avec un autre cheval. Bien sonné, il est tombé. Accourue à ses côtés, je n'ai pu constater aucune fracture ou blessure apparente. Après quelques minutes de repos, il s'est relevé, péniblement, pour rejoindre sa maman et téter. Manifestement ébranlé, il s'est recouché pour faire une longue sieste. Je suis restée à ses côtés, à veiller à ce qui ne se fasse pas déranger. À son réveil, il s'est relevé, encore plus péniblement. Je l'ai donc rentré avec sa maman, histoire de pouvoir le surveiller de près et qu'il soit en sécurité et libre de s'allonger à sa guise, le tout en concertation avec les vétérinaires. Comme son état empirait sans pouvoir dire d'où cela venait, nous l'avons transporté au CHUV de St-Hyacinthe où tous les tests possibles et imaginables ont été faits. Radios, échographies, scan... rien. L'atteinte était manifestement neurologique, avec beaucoup de douleur et une progression de la queue vers l'avant. Pas de fracture manifeste, éventuellement un hématome au niveau de la colonne vertébrale, mais rien de concluant.

Son état de douleur a empiré, malgré le support médicamenteux et tous les soins de confort, il a perdu la bataille.

Tout au long de son combat, il a eu sa maman a ses côtés et une équipe d'humains formidables et dévoués que je ne peux que remercier. Par son calme, sa patience et sa confiance, maman Lady a épaté tout le personnel du CHUV. Et la gentillesse d'Eïtou, sa collaboration, son courage ont conquis tous les coeurs. Au départ, il y avait autant de refoulement de larmes dans les yeux de son équipe de soignants que dans les miens...

Lady a eu l'occasion de dire adieu à son magnifique bébé et elle ne le cherche pas. Cependant, je la surprends souvent à contempler les galopades de Chaïli et je ne peux m'empêcher d'aller lui faire un câlin. Entre coeurs de mamans tristes, on se comprend.

Carpe diem




16 décembre 2013

Calendrier de l'Avant-2014: J-16 «Bisous»

Nous sommes le 16 décembre et au jour J-16 de mon défi d'un billet par jour jusqu'au 31 décembre... Préparez-vous à voir quelques images de neige, car avec les jolis 30 centimètres accumulés cette fin de semaine, je me suis un peu amusée !

Commençons par des bisous, moteurs essentiels d'un bon début de journée :

 Ankti et Hélios étaient en pleine opération séduction, lorsque...





 ... Pistache est venu s’immiscer dans la conversation.





 Hélios ne pouvait pas résister aux charmes d'une si mignonne petite blonde, malgré les bisous insistants et désespérés d'Ankti ...




 Pistache savoure le moment...





 ... et donne rendez-vous à Hélios pour un autre moment tendre, loin des paparazzi !





Le message est clair !



11 octobre 2013

Luna est triste


Luna est triste parce qu'elle n'aura pas de poulain l'an prochain.
Une petite infection à l'utérus a eu raison de son embryon.
Mais la bonne nouvelle est que l'infection est soignée et que Luna est en pleine forme !

La coquine pourra repartir en lune de miel avec le bel Hélios. Il lui faut être patiente, car ce ne sera pas avant le printemps prochain !

Et les bedons ronds de Lady et Harmony se portent très bien.

Ainsi va la vie. Il n'y aura pas de poulinou blond au printemps, mais j'ai retrouvé ma monture pour quelques mois. Chaque verre à moitié vide est aussi à moitié plein !
 


29 janvier 2013

Encore un mot...


Comme le disait si joliment Victor Hugo : «Les mots manquent aux émotions.»

Mais André et moi, ainsi que Chaïma, nous en connaissons un joli :

Merci.

Merci à Benjamin et à Max d'avoir tout quitté pour venir nous aider et merci à leur famille de les avoir laissé partir dans la nuit, le froid et le vent glacial.

Merci aux Docteurs Sarah Poitras-Wright et Frédérick Deschesne, ainsi qu'au Dre Cécile ? (je suis navrée de ne pas connaître son nom de famille) et à leur équipe d'étudiants. Votre aide, votre calme, votre disponibilité, vos encouragements et votre générosité nous sont précieux. Merci aussi de votre honnêteté et d'avoir cru en Chaïma et en nous.

Merci à Sarah et Carl, Camille et Sherry, vous n'avez pas idée combien votre présence nous est précieuse.

Merci à Carole, pour ton soutien discret, mais constant.

Merci à l'autre Carole, pour tes émotions et tes pensées; la distance n'empêche pas l'amour et la générosité.

Thank you so much, my sisters in soul... Adria, Michelle, Elaine, Laurie, Annette...

Thank you Guinevive for your generous offer. Our home is your home.

Merci à tous ceux qui nous ont témoigné amour, soutien, sympathies; vous êtes trop nombreux pour que nous vous énumérions tous, vous vous reconnaitrez :o)

Merci à nos familles de comprendre notre folie d'aimer si fort nos 4-pattes et de partager les émotions qu'ils nous apportent, dans la joie ou la peine.

Merci à ceux que j'oublie peut-être au moment d'écrire ces mots, mais dont notre coeur se souvient.

Merci aux anonymes, lecteurs de ce blog, merci pour votre fidelité.

Enfin, merci à Pascaloue qui va être bouleversée quand elle va découvrir ce qui est arrivé et qui va me chicaner de ne pas l'avoir appelée. Pascaloue, j'y ai pensé, mais tu étais plus utile auprès de tes propres chevaux qu'avec les miens. Nous n'aurions pas hésité à t'appeler, tu le sais bien.

Avec Amour,

Isabelle & André

25 janvier 2010

Blues de l'hiver ?

Lever de soleil dans le brouillard givrant...

Depuis jeudi matin que je voulais faire une entrée de blog sur la grisaille qui nous assaille et les blues de l'hiver. Ironie du sort, alors que je sortais avec mon appareil photo, bien déterminée à illustrer tout ce gris démoralisant, les dieux nous ont envoyé d'abord un brouillard givrant du plus bel effet, puis un soleil radieux qui nous a comblé durant trois jours ! Ce matin, le gris est de retour, avec de la pluie !

* * *

Tôt mercredi matin, la gentille météorologue de la radio nous confirmait que mes récriminations contre la grisaille insupportable de ce mois de janvier n'étais pas le fruit de mon imagination débordante : nous avions eu 80% d'heures d'ensoleillement en-moins que la moyenne habituelle...

Un peu plus tard dans l'après-midi, mon pharmacien préféré, Jean-Yves Dionne (qui ne pratique plus en officine, mais tient un blog qui offre les articles les plus intelligents, les plus objectifs et les plus agréables à lire du monde, ce point de vue n'engageant que moi, évidemment), publiait un article sur le trouble affectif saisonnier qui faisait suite à sa chronique hebdomadaire à l'antenne de Radio-Canada (L'après-midi porte conseil, animé par Dominique Poirier).

Les blues de l'hiver... je crois que c'est le sujet de toutes les conversations qui nous permettent d'éviter de ressasser les idioties de nos gouvernements et de prendre une bienvenue récréation émotive concernant les dévastations du pays haïtien...

Le trouble affectif saisonnier m'affecte peu, habituellement, car j'ai la chance de vivre dans une maison très fenestrée (je n'ai jamais calculé, mais je pense qu'il y a plus de fenêtres que de murs !) et de passer de longues heures à l'extérieur, tous les jours, en excellente compagnie. Par contre, mon p'tit mari y est très sensible, nous pouvons le constater chaque hiver. Je dois aussi admettre que, cette année, je me sens heurtée de plein fouet par ces fichus blues hivernaux (mais je lutte et la victoire appartient à ceux qui se lèvent tôt, donc je devrais sortir vainqueure !)

Je me suis donc demandé si les animaux, surtout les chevaux, étaient sensibles au blues de l'hiver... La réponse est : je n'en sais rien et je n'ai pas fait de recherches bibliographiques sur le sujet. Par contre, que cela soit causé par la nécessité d'emmagasiner des calories en mangeant comme des goinfres et en faisant de longues siestes, l'hiver apporte un autre rythme dans la dynamique du troupeau. Il y aussi plus de moments de «folies» et de jeux; d'extravagantes galopades et parties de chat-perché («tag»).

Mais en y pensant bien, les chevaux sont très sensibles au changement de la durée d'ensoleillement : en ce moment, nous gagnons chaque jour quelques minutes de luminosité et, ça y est, ces messieurs se font allumer par ces dames (avec une seule gestation en cours dans le troupeau, toute la gente féminine est disponible, allumeuse, en mal de maternité !), plusieurs commencent à muer (quelqu'un pourrait-il leur expliquer que le mois de janvier n'est pas encore terminer et que les jours les plus froids sont encore à venir ?!?!)



«Salut les filles ! Comment aimez-vous le givre dans ma crinière ?»




«Ô Nymph, ma Nymph, laisse-moi le bonheur d'un chaste bisou sur la joue !»



D'autant que le brouillard givrant donne des allures de Noël à tous les chevaux, surtout ceux dont les robes sont les plus foncées, comme celle de la belle Adana...


«On parle de moi ? J'ai un petit côté givré qui plaît beaucoup !»






Même les crins accrochés dans la barrière ont un petit aspect féérique...






... plus encore en gros plan !







... et que dire de l'oeil de la donzelle, maquillé par le givre, ce n'est qu'une version féminine de celui de son père
(voir en haut de page, la photo de titre !)






Plus le brouillard se lève, plus le décor nous enchante...






Enfin le retour du soleil !






La belle Chazaam fait concurrence à son papa Chimo. Sa robe est «givrée» à l'année longue,
mais il faut avouer qu'une touche de cristaux ne fait que relever son charme naturel !




Il ne me reste plus qu'à finir avec une photo montrant le vrai bleu de l'hiver en attendant que les blues passent...


Instant câlin durant la sieste. Couché, Babuul qui vient de relever
la tête de son oreiller de crottins tout chaud et tout moelleux !



Photos prises au Domaine du Ranch Namaspamoos
le vendredi 22 janvier 2010
avec la généreuse collaboration de la nature
et des héros poilus de l'histoire !