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10 avril 2015

Temps changeant


Voici quelques photos de la semaine. On pourrait croire aux images de la fin de l'automne, alors que les premières neiges nous enchantent... pas tout à fait!


6 avril, lundi de Pâques...




7 avril...



7 avril...



9 avril...



9 avril...
et
24 heures plus tard (ce matin, après une nuit de pluie et de vent) :



Là, il vente toujours aussi violemment et nous venons d'avoir notre premier orage de printemps. Pas étonnant que le Québécois ne se lasse pas de parler de la météo! Car, chaque soir de cette semaine, nous nous couchions avec un jardin dont la neige avait fondu durant le jour, pour nous réveiller au royaume de la Reine des Neiges... Joli, mais un peu lassant. Cependant, je ne perds pas espoir, il me semble que l'herbe verdit par endroit!

18 mars 2015

«Si, par hasard...

... sur l'pont des Arts
Tu crois's le vent, le vent fripon,
Prudence prend garde à ton jupon!

Si, par hasard,
Sur l'pont des Arts,
Tu crois's le vent, le vent maraud,
Prudent prends garde à ton chapeau!»
Georges Brassens. Le Vent (refrain)



À Namaspamoos, pour savoir d'où vient le vent, il suffit de regarder les oreilles de Frimoos!

16 mars 2015

Souvenirs de neige 2


Je lisais quelques commentaires, sur FB, de personnes se réjouissant de l'arrivée imminente du printemps, de son odeur fraîche et vivifiante, de la renaissance de la nature après ce long et - ô combien rigoureux - hiver... C'est vrai qu'au jardin et sur le bord des chemins, cela peut s'avérer assez bucolique.

Par contre, quand les parcs d'hiver des chevaux dégèlent, le printemps prend une autre figure...


Surtout s'il fait soudainement 35°C de plus que la semaine précédente (il faisait alors -26°C) et que le soleil et le vent se mettent de la partie. En quelques heures, il se crée des lacs dans les prés et les jardins. Ceux du jardin sont plutôt jolis, mais ceux des prés, quoique scintillants, ont une couleur incongrue...

Et la paire de bottes hautes et imperméable est de rigueur ! Pas certains de la qualité de vos bottes? Un petit tour dans le parc des chevaux et vous saurez immédiatement si votre achat était une bonne affaire ou non...



Et le dégel recèle d'autres surprises édifiantes :

Même la caméra est toute retournée par une aussi subite transformation!


Heureusement, ces lacs envahissent uniquement des parcelles des parcs et ils sont temporaires. Dès que toute cette eau se fraie un chemin en dessous de la neige épaisse des fossés, elle peut s'évacuer rapidement. Cela fait partie de cette entre-saison du dégel. Tout se transforme si vite : le paysage, la durée du jour, l'intensité du soleil, les jours de neige, puis de giboulées, des matins glacés et le suivant bien mouillé. Même les chevaux se métamorphosent; physiquement en perdant leur manteau et psychologiquement avec des hormones qui s'excitent à la moindre vue ou odeur d'un congénère du sexe opposé.

Ne croyez pas que je m'en plaigne, bien au contraire, cela fait partie de ce quotidien magique dont je ne me lasse pas, malgré les "splouch" parfois inattendus de nos bottes inondées, mêmes hautes et bien étanches.

Chez nous, le vrai printemps arrivera en mai alors que les bourgeons auront éclatés et que les forêts se pareront de vert tendre printanier, que la boue et les crottins flottants des parcs des chevaux ne seront plus que des souvenirs (sous forme de tas à ramasser) et que nous apercevrons les premiers faons, bébés ratons-laveurs et autres mignonnes moufettes, sans oublier tous ces oiseaux qui seront bientôt de retour.

En attendant, il y a 18 chevaux en pleine mue qui n'attendent que le bon vouloir des humains pour les aider à se débarrasser de leur manteaux d'hiver. Des volontaires?

10 décembre 2014

Contrastes


Ce matin, j'ai beaucoup hésité entre vous mettre - encore! - des photos de chevaux ou bien de vous parler de météo...

Car nous sommes en décembre et en décembre tout peut arriver (même des lutins et un père Noël, d'après ce qu'en disent mes neveux !)

En me levant, ce matin, comme d'habitude, j'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu... rien ! Le soleil était loin d'être levé, la neige avait cessé, mais il n'y avait strictement rien à voir dehors. Un peu interloquée, j'ai attendu que le jour daigne poindre... pour constater quelque chose qui ressemblait à ça :









Les images ci-dessous ne datent pas d'aujourd'hui, mais elles le pourraient !
Elles ont été prises à une heure et demi d'intervalle, à la mi-novembre.




Maintenant, cela ressemble plutôt à ça :


 Sauf que la neige est plus lourde et plus épaisse, chaque branche, chaque brindille ployant sous le poids.






Et d'après ce que nous annoncent les météorologues, il n'est pas près de ressembler à ça :






Dommage...

Ce sont aussi des vues par la fenêtre, mais tout en contrastes avec la précédente !

Les deux dernières photos ont été prises il y a une quinzaine de jours, mais la neige avait fondu depuis. À constater combien les chevaux sont joyeux ce matin (ils galopent en tous sens et précipitent vers le ciel des coups de culs heureux), la neige est la bienvenue. Elle vient combler les trous laissés par leurs sabots dans la boue gelée et qui font se tordre chevilles et paturons. Au moindre rayon de soleil, la neige illumine le paysage, chasse la grisaille des journées si courtes de ces mois en «bre» qui, s'ils sont bons pour les huitres, le sont moins pour le moral de ceux qui souffrent de dépression saisonnière.

Mais prendre des photos de neige sans le moindre rayon solaire pour l'animer, c'est un peu tristounet...

Message aux météorologues : arrêtez le verglas et les crachins de grésil, envoyez-nous une belle neige légère (une vingtaine de cm suffiront) à la place. Un peu (beaucoup) de soleil serait aussi le bienvenu. Merci infiniment !

Message à moi-même : mets à charger la batterie de l'appareil photo, cela te permettra de moins radoter et de publier sur ton blogue des photos à jour...


19 mars 2012

Les années se suivent...

... et ne se ressemblent pas !

L'an dernier, à peu près à pareille date, je me plaignais de l'absence de l'odeur du printemps, nous avions encore une trentaine de centimètres de neige, je suivais avec émerveillement l'évolution des bedons de trois de mes mamans et les chevaux commençaient à muer sérieusement : http://ca-frise-la-passion.blogspot.ca/2011/03/au-poil.html

Cette année, le printemps nous est tombé dessus avec un mois d'avance, suivant un hiver pratiquement inexistant (selon les normes québécoises). Il faisait 24 degrés, hier, 18 aujourd'hui et le reste de la semaine s'annonce dans les mêmes tons. Tous les oiseaux migrateurs sont arrivés, sauf les hirondelles et les colibris. Le jardin est rempli de gazouillis amoureux et de cris de défis de volatiles mâles revendiquant le meilleur territoire pour leur nid en pleine construction. Les crocus sont en fleurs, les tulipes sont sorties, le gazon verdit d'heure en heure, les chevaux sont au deux-tiers de leur mue, nous pataugeons dans la boue printanière, aucun bedon n'est sous surveillance... et je viens de me faire piquer par un moustique !

Le gentil et doux Chronos nous a quitté hier pour sa nouvelle maison et sa nouvelle famille humaine. Il a fait ça comme un chef nous a dit Mikhaël et ils sont bien arrivés. Du coup, nous sommes allés chercher Harmony, que nous avions mise en pension chez une amie afin de faciliter le sevrage de son petiot (Chronos n'était pas tellement contrit par la fermeture du bar-à-lait, mais Harmony vivait très mal de voir son fiston dans le parc d'à côté !). Là-bas, Harmony a immédiatement sympathisé avec Berline qui lui a fait oublier ses soucis de mère délaissée. Après six semaines d'absence, Harmony a reçu un accueil triomphal de tout ses amis, heureux de la retrouver. Quelques minutes de courses folles plus tard, les chevaux se sont calmés, il faisait bien trop chaud pour ce genre de manifestation, d'autant qu'ils ont encore une bonne partie de leur manteau d'hiver sur le dos. La meilleure façon de se rafraichir ? Se rouler dans la boue fraîche ! Du coup, nous n'avions plus qu'un troupeau de chevaux bai-brun uniforme... vraiment pas le bon temps pour prendre des photos !

À ce propos, un grand merci aux gentilles volontaires - Sherry, Patricia, Daniela - qui sont venues passer des heures à brosser et gratouiller tout le troupeau, les chevaux vous sont reconnaissants et les oiseaux sont ravis de trouver des poils si doux en abondance pour garnir leur nid; leurs oisillons seront les plus douillettement logés de la région ! 
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2 novembre 2011

Farniente

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Il fait tellement beau : 15 degrés et un soleil radieux, du rarement vu pour un 2 novembre...

Je viens de passer quelques heures en compagnie des chevaux. De belles séances de gratouilles, d'inspection et quelques photos de ceux qui voulaient bien soit ne pas se mettre le nez dans l'appareil, soit sortir de l'abri et collaborer un peu.

Il me faut maintenant trier les prises de vues, mais je n'ai pas pu résister à l'envie de partager celle-ci immédiatement, car elle me fait sourire !



Avec leur jolie robe qui commence à bien s'épaissir pour l'hiver, les chevaux ont chaud et la plupart font la sieste à l'ombre.

Sauf Chazaam qui, en digne tante d'Akilédou - bien connu pour ses positions de sieste originales - en profite pour prendre un bain de soleil et faire bronzer son clair bedon !
 .

28 août 2011

Vu par la fenêtre #5

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Vents soutenus, bourrasques violentes et déluge, Irène ne nous épargne rien.

 L'eau dégouline le long des fenêtres. Le jardin et les champs sont inondés...





Malgré le gros temps, les chevaux n'hésitent pas à aller manger. Cependant, quand les rafales se sont amplifiées et que les gouttes énormes et poussées par le vent frappaient comme autant de projectiles, ils se sont résignés à se mettre aux abris.




Et oui, vous avez bien vu. Même «future maman» fait partie du lot ! Dos à la tourmente, flanc contre flanc avec sa copine Lady, elle déguste son foin mouillé. Et ne pensez pas qu'elle y est obligée sous peine de jeuner; elle a passé toutes la nuit dans son grand box de poulinage et manger pratiquement toute une botte de foin... Il  faut croire que solidarité et gourmandise sont d'excellentes motivations !
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3 mars 2010

Le 3 fait le mois ?

Si le 3 fait le mois, dans ce cas, le printemps nous arrive avec un mois d'avance... Ce qui me semble assez logique puisque, tous comptes faits, nous n'avons pas eu de (vrai) hiver.

Afin d'éviter de me réjouir en vain, je suis allée interviewer Luna à ce sujet. En effet, notre licorne namaspamoosienne est reconnue pour ses talents de divination et sa sensibilité aux événements météorologiques.

Okay, j'extrapole un peu sur les talents extrasensoriels de notre Luna, mais elle a le physique de l'emploi et son nom sied parfaitement à une sorcière pratiquant la magie blanche puisque la traduction de son véritable nom est : l'ombre de la lune qui danse (Moondance Shadow) ! Et puis ça, ou bien faire confiance à un site internet spécialisé en météorologie qui est aussi fiable qu'une grenouille dans un bocal, je trouve mon approche beaucoup plus amusante...


Voyons ce que Luna pense du mois à venir :

Rappel de notions de base en éthologie : les chevaux communiquent essentiellement par leur attitude et leur expression corporelle, ne vous attendez donc pas à ce que Luna se mette à parler comme vous et moi ! Ses talents magiques ne vont pas jusque là...




 
Chuuuut ! Après de longues minutes de
concentration intense, La Licorne va parler !


(silence total dans la foule, on entendrait voler une mouche -
s'il y en avait à cette période de l'année, mais, bon, c'est une image. Et
les mouches seront de retour dans quelques semaines, ne vous inquiétez pas...)







  
Euh...?
(La foule hésite sur le sens à donner au mesage : est-ce l'amorce d'un sourire ? Un raclement de gorge avant que le véritable message ne soit transmis ? Il est clair que La Licorne est en profonde transe méditative...  L'impatience gagne, l'attente est insoutenable !!!)








  
???


La foule interloquée s'interroge. N'y a-t-il point un «chuchoteur» dans la salle ?!?!
Comment interpréter cette attitude mystérieuse ?
Que veut exprimer La Licorne ???
Un dentiste équin se permet de noter que Luna a encore ses incisives de bébé, mais que les dents d'adultes sont déjà apparentes et que ce n'est qu'une question de semaines avant qu'elles ne tombent (les dents de bébé)...
Dans la foule, la colère gronde, ce n'est pas ce qu'on est venu entendre ! Dépité, le dentiste se tait et bougonne que ça lui apprendra à vouloir enseigner aux ignares...










 
Ce qui semble bien faire rigoler Luna !


Angoisse et stupéfaction : pourquoi Luna se marre ?
Parce le printemps est là et que le 3 fait vraiment le mois ?
Parce qu'il est vraiment trop amusant de faire ainsi l'objet d'une scrutation intense
et totalement ridicule ?
Parce que c'est vraiment trop rigolo d'être la blanche héroïne (désolée, elle était facile)
d'un roman photo bidon qui pourtant a ses lecteurs fidèles ?









  
Et non, Luna ne fait que bailler...
le mois ne sera-t-il que soporifique ?


(murmures d'incrédulité dans la foule trop dépitée pour faire le moindre commentaire)








  
 Leçons à retenir :

Luna n'est pas une licorne,
ni une sorcière blanche,
ni le Sphinx.
Le 3, pas plus que le 2, ne fait le mois
Le dentiste avait raison.



Et Isabelle n'a jamais pris de drogue de sa vie, son cerveau n'ayant pas besoin de stimulants pour produire des histoires complètement farfelues, extravagantes et qui ne tiennent pas la route; c'est congénital.

(mais non, maman, tu n'y es pour rien, j'ai dit congénital, pas héréditaire !)


 Ah moins que cela soit l'effet d'une trop longue et constante fréquentation des chevaux ?




 
N'est-ce pas Chazaam ?