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12 octobre 2015

Akilédou, foudre de guerre


Série de photos prises en juillet et Akilédou, fidèle à lui-même, était d'humeur joueuse. Si Akilédou s'amuse avec Chingko et Passion plusieurs fois par jour, il est plus rare de le voir jouer avec Chimo.

Une des activités favorite d'Akilédou est d'enlever le masque des ses copains, puis de les déchiqueter. Akilédou est beaucoup plus respectueux et moins insolent avec Chimo qui est le seigneur du troupeau. Ce jour là, Chimo semblait plus accessible et Akilédou s'est essayé à lui enlever son masque. Il se trouve que Chimo avait aussi l'humeur taquine, ce qui donne l'échange ci-dessous :

Premier essai, mais Chimo n'est pas né de la dernière pluie et ne se laissera pas déshabiller par le premier jeunot venu...




Deuxième essai, approche tactique pas-à-pas...

Un peu plus près...


Akilédou vise le velcro qui sert à fermer le masque...


Pas fou, Chimo esquive...


...et riposte !


Ne voulant pas perdre la face devant son père et son copain, Akilédou fanfaronne.


Ce qui ne semble pas du tout émouvoir Passion ni Chimo qui se contente d'éviter de prendre un coup de sabot sur le nez!


8 juin 2015

Chronos, le fils du Temps


Chronos... non seulement ce cheval est beau, élégant, bien proportionné, grand, intelligent et curieux avec une soif d'apprendre inextinguible, mais il est aussi totalement a-d-o-r-a-b-l-e !



De plus, c'est le fils de Chimo et Harmony, le grand frère de Chaïli. Un cheval qui se rapproche de la perfection.

C'est pour ces raisons que je suis si stupéfaite, abasourdie, confondue, surprise, ahurie, éberluée, etc. qu'il n'ait pas encore trouvé une nouvelle maison !

Comme il aura 4 ans à la fin de l'été, nous allons doucement commencer son travail sous la selle dès la semaine prochaine. À partir de ce moment-là, son prix va commencer à monter, monter, monter... comme la p'tite bête de notre enfance. Tant pis pour vous, je vous aurais prévenus!


Chronos est plein d'entrain, aérien dans ses allures, joueurs et tendre.


Et il s'entend bien avec tout le monde. Vraiment tout le monde. Je ne l'ai jamais vu chercher noise à quiconque. C'est un pacifique, un maître zen authentique... Ce qui n'en fait pas pour autant un flanc mou. Il sait bouger et aime se dépenser.

Ici avec papa Chimo.

Pour voir d'autres photos de Chronos :


3 juin 2015

Pitchoune à fond de train


Pitchoune est la plus petite du troupeau. Parfois, lorsqu'ils n'ont que quelques jours, les poulains sont moins hauts qu'elle, mais cela ne dure jamais bien longtemps... Son format de poche lui accorde quelques privilèges, comme celui de se promener souvent en liberté dans le jardin. En échange, elle doit tondre le gazon et faire ses crottins dans le fossé. Comme elle respecte sa partie du contrat, nous respectons la nôtre.

Cependant, après six semaines idylliques passées en tête-à-tête avec Chaïli dans le grand pré qui leur a servi de zone de quarantaine avant l'exportation de Chaïli, Pitchoune a dû retourner vivre dans le parc des juments, et ce, à sa grande frustration.

À la voir ainsi, on lui donnerait le bon dieu sans confessions, à la Pitchounette... Ce qui est vrai la plupart du temps...




... jusqu'à ce qu'elle décide qu'il est l'heure de sa session quotidienne de galop!




Lancée à fond de train autour du grand parc, la trajectoire de Pitchoune l'emmène directement sur Lady, au grand déplaisir d'Adana qui voit d'un mauvais oeil ce petit boulet de canon pie foncer sur sa copine au gros bedon... Adana réagit promptement en indiquant à Pitchoune de modifier son trajet, sous peine de représailles...



Adana coupe et charge Pitchoune...




... qui accepte de changer de direction tout en disant à Adana qu'elle est bien agaçante. Pendant ce temps, sachant qu'elle ne sera pas bousculée, Lady broute paisiblement.



Adana continue à mettre de la pression sur Pitchoune afin de la diriger plus loin.



Pitchoune a dépassé la bulle de Lady. Le danger s'écartant, Adana ralentit.




Pour finalement s'arrêter, tout en suivant Pitchoune d'un regard mécontent.



Pitchoune poursuit sa course qui l'emporte vers le parc des garçons...

... qui trouvent que l'énergie de Pitchoune est contagieuse et ils partent eux aussi dans une séance d'exubérance collective!



Quelques minutes plus tard, l'air de rien, Pitchoune marche tranquillement en direction de l'abreuvoir, sous l'oeil intéressé de Chimo et Chronos.


25 mai 2015

Tel père, telle fille...


Même si Chaïli ressemble aussi beaucoup à sa maman, son papa ne pourrait pas la renier !


Cet espèce de regard en-dessous si craquant... Tel père, telle fille !






Chimo cherche sa fille des yeux, alors que celle-ci vient d'embarquer pour son long voyage vers l'Allemagne...




Photos prises en octobre dernier et que je n'avais jamais pris le temps de publier...Chaïli avait alors six mois.


Papa Chimo a toujours gardé un oeil sur sa fille... 




Papa-poule! 

21 mai 2015

Chimo, parce qu'il est beau !


Que cela soit avec le soleil en face...




ou celui rasant de fin de journée...





et même en noir et blanc... 


Chimo est beau! 


Et j'aime les petites taches bleues dans son oeil droit,
J'aime son regard doux et franc,
J'aime son port altier et sa jolie tête raffinée.
J'aime surtout sa générosité et le pacte de confiance chaque jour renouvelé.
J'aime qu'il nous oblige à prendre conscience de nos pensées,
à l'économie de mots et de gestes inutiles à la communication parfaite.
J'aime qu'il n'ait point perdu son âme en perdant ses bijoux.


8 avril 2015

Chimo


Série de photos prises par Camille, il y a deux ans. Je me suis contentée de les recadrer. Comme le masque anti-mouches de Chimo est au sol derrière André, je présume que le but de l'exercice était tout simplement de le lui mettre, un jour où celui-ci n'en avait probablement pas envie.

André demande à Chimo de venir le voir et Chimo rouspète, car il a une réputation d'étalon indépendant à faire respecter...

Confrontation entre deux esprits aussi obstinés l'un que l'autre. Chimo sait très bien ce que lui demande André, mais ça l'agace! Et quand Chimo est agacé, il secoue la tête... ce qui donne des photos plutôt cocasses!



Alors qu'André demeure calme et ancré, en faisant signe à Chimo de venir le voir, Chimo fait les cent pas, résiste mentalement et... secoue la tête! C'est un peu le doigt d'honneur des chevaux...




Chimo : Non! Non! Non! Je ne cèderai pas! Je sais ce que tu demandes, mais ça m'agaaaace!
André : Je sais. Viens me voir quand-même...



Chimo (ronchonnant) : Bon, ok d'abord... on ne va pas y passer la journée, comme tu insistes...
André (toujours aussi posé) : merci.



Chimo (in petto) : Tout ça pour ça!

Petite note sur Chimo :

Chimo a eu une enfance difficile. Il semble qu'il ait passé les six premières années de sa vie dans un rond de longe de 18 mètres de diamètre, à trotter et galoper dans un sens et dans l'autre, jour après jour.
 
Lorsque nous sommes allés le chercher, il avait 6 ans, il portait encore un licou de yearling dont - heureusement - la muserole (la partie autour du nez) avait lâché, quoique son chanfrein reste marqué par le fait qu'il a grandit dans un licou trop petit.

Manifestement, ses sabots n'avaient jamais été parés et - une fois encore - heureusement qu'il était aussi actif, ce qui a permis de les garder d'une longueur raisonnable, mais le fait de toujours tourner en rond lui avait quand-même déformé les pieds.

Les humains, surtout les hommes, l'inquiétaient énormément et, s'il se sentait coincé, il était tout simplement terrifié. Son ex-propriétaire nous a dit qu'il avait été "éduqué" par un élève de John Lyons. Nous avons surpris cet homme en train "d'éduquer" une pouliche et nous avons pu constater que 1) s'il avait suivi le moindre enseignement de John Lyons, il ne les avait certainement pas saisis; 2) On comprenait d'où venait les crises d'angoisses d'Insy (qui vient du même endroit) et j'ai pu diagnostiquer pourquoi Chimo était alors particulièrement intouchable du côté droit et impossible à toucher sur les jambes :  probablement attrapé au lasso, jeté et ligoté au sol et "désensibilisé" à grands coups de corde... Oui, cela se fait. Encore. Beaucoup. Oui, c'est abominaffreux.

Je vous passe les détails sur comment nous avons découvert Chimo, les tenants et aboutissants, c'est une longue histoire... mais rendons à César ce qui lui appartient, il y avait un humain qui l'aimait vraiment et beaucoup, à qui il n'appartenait pas, mais qui lui a probablement permis de conserver cette gentillesse innée. Car Chimo est un gentil. Fier et gentil. Nous sommes tombés sous le charme dès l'instant où nos yeux se sont posés sur lui. C'est cette présence, cette fierté qui nous a fait le ramener chez nous, malgré ce que la raison nous dictait. Jamais, une seconde, ni André ni moi n'avons regretté cette décision.

Chimo nous a appris tellement. Un professeur extraordinaire qui ne laisse rien passer. Au sol et à distance, il lit le moindre transfert de poids de notre corps, froncement de sourcils, changement d'humeur, manque de concentration. Il nous a fait remettre en question le peu que nous savions, nous a forcé à l'étude, la patience et le calme intérieur. Il pardonne nos erreurs, mais nous fait revoir nos leçons. Chimo est un maître.

Malgré ses peurs et ses angoisses et malgré nos maladresses, malgré qu'il soit entier et qu'il ait un harem à aimer et protéger, Chimo n'a jamais été agressif. Même lorsque, alors que je lui apprenais à se laisser toucher les jambes, il les lançait violemment hors de portée, il a toujours pris soin de ne jamais le faire dans ma direction; sa défense a toujours été de se mettre hors de portée, jamais l'attaque. Sauf une fois, au tout début, la seule et unique fois où il a montré de l’agressivité vers un humain : un cow-boy du dimanche empestant l'after-shave pérorait avec arrogance, dos à Chimo. Moi, polie, je faisais semblant d'écouter, cherchant une issue qui me permettrait de me débarrasser du fâcheux, lorsque Chimo l'a soudainement mordu à l'épaule! Comme il n'y avait pas mort d'homme, j'ai eu beaucoup de mal à retenir mon rire alors que le vaniteux prétendait que cela n'était rien, mais je sais qu'il a du avoir un sacré bleu. Et il est parti, le sourire crispé. Merci Chimo.

Depuis, nous avons fait un bien beau bout de chemin avec Chimo. Toujours attentif, il travaille au sol parfaitement. J'avais commencé son débourrage et, petit à petit, il acceptait selle et bride sans difficulté. Lui faire accepter que nous soyons plus haut que lui, perché sur un montoir, à ses côtés, a été tout un défi. Quand est venu le temps de le préparer au cavalier, j'ai senti qu'il était trop tôt. Simplement le fait de poser ma main sur la selle, alors que j'étais debout sur le montoir, le faisait s'enfuir, que cela soit physiquement ou psychologiquement. Alors j'ai arrêté, décidée à lui donner le temps qu'il faudrait et si l'occasion ne se présentait jamais et bien, c'était sans importance. Il était heureux, adorable avec ses juments, produisant des poulains merveilleux, toujours préoccupé par la sécurité de son troupeau. C'était son boulot et il le faisait parfaitement.

Dans la vie, un étalon a deux obligations : se reproduire et protéger son troupeau. Chimo a fait l'un et l'autre avec brio. Mais le métier d'étalon est dur pour les nerfs, car il demande une vigilance de tous les instants. Chimo va avoir 19 ans cet été, nous avons voulu lui offrir la zénitude qu'il méritait et c'est pourquoi nous l'avons fait castrer (voir Le Battement d'aile du papillon). Rassurez-vous, il va très bien et, surtout, il semble zen. Il est beaucoup moins anxieux pour ses filles et les laisse vivre leur vie alors qu'il profite du soleil printanier pour faire une sieste. Bien sûr, il continue à réagir quand l'une d'elle vient lui faire de l'oeil, mais il se lasse et finit par les ignorer. Pour l'instant, il répond toujours à Hélios quand celui-ci le nargue et le défie, mais ce n'est plus Chimo qui commence. Bref, il se passe ce que nous souhaitons. Et je pense même revoir son débourrage cet été, qui sait, il sera peut-être ravi d'avoir une nouvelle job?

25 février 2015

Le battement d'ailes du papillon


Il y a des séries, comme ça. Chez les chevaux, les ennuis viennent souvent par trois et je n'ai aucune idée du pourquoi ni du comment. La loi secrète de l'univers ou la théorie du chaos, je présume. L'une des conséquences a été mon absence de la blogosphère ces dix derniers jours.

Tout a commencé lundi avant-dernier. J'avais fait mon petit billet sur les humains du lundi. Le soleil s'était levé et je m'apprêtais à sortir dans le froid intense : -26°C au thermomètre, -36°C au ressenti sur la peau avec le facteur éolien. Cela semble banal de parler de la météo, mais elle a ici son importance, car sans cette météo de l’extrême, je n'aurais pas d'histoire à vous raconter. Le froid et la neige comme effet papillon...

Nous vivons un des mois de février les plus rigoureux de l'histoire de la météorologie. A priori, le record du mois le plus froid sera battu. Les chevaux le vivent plutôt bien, ce qui m’impressionne toujours. Comme c'est le vent qui est le plus pénible, nous avons déplacé stratégiquement les filets à foin, afin qu'ils puissent choisir celui qui est le plus abrité en fonction du vent dominant du moment. Évidement, nous conservons ces filets toujours pleins, car par de telles températures, les chevaux brûlent les calories au même rythme qu'ils les ingèrent.

Bien nous pris également d'avoir (enfin!) installé un dé-glaceur dans l'abreuvoir ce qui permet aux chevaux d'avoir toujours accès à une eau presque tiède.

Bref, du moment, que nous sommes bien habillés, la routine des soins et de l'inspection se passe sans heurts. Et, à l'abri du vent, le soleil réchauffe vraiment, quand il y en a. L'air est sec, la neige crisse sous les pas, ce sont les joies de l'hiver que, les chevaux et moi, nous avons toujours préférées aux mouches et à la canicule de l'été. Il n'y a que l'appareil photo qui apprécie modérément...

C'est alors que survient la battement d'aile du papillon : à un kilomètre de chez nous, par une route rendue glissante par les conditions hivernales, un automobiliste perd le contrôle de son véhicule et vient faucher un poteau électrique. Le chauffeur sans sort sans trop de mal, mais le courant est coupé et la panne dure trois heures.

Chez nous, pas d'électricité signifie pas d'eau (nous avons une pompe pour le puits), pas de chauffage et pas de dé-glaceur dans l'abreuvoir... Les tuyaux qui se rendent de l'écurie aux abreuvoirs luttaient probablement déjà contre le gel. La non-circulation d'eau pendant trois heures a été le coup de grâce. Au début, je ne me suis pas trop inquiétée. Ce n'est certes pas la première fois que la sortie des tuyaux gèlent et, à force de pratique, nous avons quelques techniques éprouvées pour leur redonner vie. Pas cette fois. Tant de froid et l'absence de neige du mois de janvier a probablement gelé le sol sur plus d'un mètre de profondeur. Nous ne pouvons localiser le bouchon de glace... la lutte contre le temps et la progression de la glace commence.

Je vous épargne la nuit passée dehors à tenter le tout pour le tout, les jours à travailler à établir un système parallèle d'alimentation en eau, la course d'une quincaillerie à une autre, les chauffe-tuyaux neufs qui ne fonctionnent pas et qui obligent à tout recommencer, les va-et-vient en tirant le traineau remplis de bidons d'eau pour abreuver tout le monde, la fatigue, le froid, le manque de sommeil, l'inquiétude, la série de petites frustrations qui font déborder le vase... Six jours d'enfer au pays de la glace. Je vous le dis, mon mari est un saint. Au sixième jour, nous avions un nouveau système d'abreuvement. Temporaire, mais qui fonctionne. Amen.

Ce lundi, j'avoue avoir été trop fatiguée pour me lever à 4h pour rédiger un bout de blogue. D'autant qu'était prévu l'aboutissement d'un projet murit, pesé et appréhendé durant trois ans : la castration de Chimo...  Chimo, le papa de si magnifiques et adorables poulains, Chimo qui détient une part de l'âme de Namaspamoos, Chimo l’infatigable sentinelle qui veille et s'inquiète des ses filles, jours et nuits. Chimo qui aura 19 ans bientôt et à qui nous voulons offrir une retraite bien méritée au milieu de ses femmes. Une décision de la raison portée par le coeur.

C'est un mot si laid «castrer». Castrer, c'est bloquer, arrêter, freiner, mutiler... mais, pour un étalon, c'est aussi la promesse de pouvoir vivre au sein de son troupeau et baisser son niveau de stress quotidien. La castration est une chirurgie qui n'est pas sans risques chez un étalon mature. Souriez si vous le voulez, mais j'ai pris le temps d'en parler à Chimo aussi. J'avoue que si nous n'avions pas un vétérinaire aussi consciencieux et en qui j'ai toute confiance, nous aurions probablement abandonné le projet. Mais, voilà, c'est fait. Tout s'est bien passé, Chimo a été adorable. Tous les risques ne sont pas écartés, mais plus les jours passent, plus ils s'amenuisent et moins je fais de mauvais rêves.

Hier matin, mardi, je sors donc voir Chimo et faire ma tournée des chevaux - avec en priorité la surveillance de l'abreuvoir de fortune - ravie à l'idée de pouvoir ensuite rentrer m'asseoir et mettre enfin mon blogue à jour. Chimo va très bien, la plaie est propre, pas de fièvre, pas d'inquiétudes. Je vais ensuite à l'abreuvoir et j'ai le plaisir de voir que Luna et Insy sont en train de boire, j'entends l'abreuvoir qui se remplit au fur et à mesure, pratiquement aucune glace dedans : ouf, ça c'est bon aussi. Il me reste à faire le tour des chevaux, vérifier que tout le monde va bien, qu'ils ont ce qu'il leur faut.

Il fait encore -26°C, mais sans vent, c'est presque le printemps! Le troupeau est calme. La plupart des chevaux font la sieste au soleil levant. Comme le vent est tombé, plusieurs sont loin des abris, au milieu du champs, paisibles. J'ai beau être myope, je vois pourtant qu'il y a un truc qui n'est pas à sa place:

 Si, si, regardez bien, derrière Hazelle... (vous excuserez les photos moches du téléphone)



Oui, oui, c'est bien Hélios qui est AVEC les filles et à qui Ankti fait des bisous...
(Notez l'air de Pitchoune et d'Hazelle qui semblent surveiller ma réaction...)


Gros, gros soupir... Comme tout le monde est tranquille et vu l'air épuisé et béat d'Hélios, il n'est pas prêt à faire d'autres bêtises, je m'en vais inspecter les dégâts... D'abord Hélios, car je sais qu'il n'a pas pu se retrouver de ce côté sans avoir arraché une partie de la clôture, donc de se blesser cqfd. Il a une bonne entaille à l'intérieur du bras, quelques contusions. On voit qu'il a eut très chaud. Il tient debout et, quoique raide (sic), il ne boitte pas vraiment; je peux donc passer à la suite de la revue des outrages.

Un des fils de la clôture, vers le fond du champs, est rompu et enfoui sous la neige. Cet état de fait ne date pas d'hier. Toute occupée à travailler sur les problèmes d'abreuvement et sur Chimo, j'ai négligé, une semaine durant, l'inspection des clôtures... et voilà le résultat. Profitant de cet espace et fortement attisé par les bougresses qui ont dû lui dire que Chimo était hors-jeu, Hélios s'est engagé dans l'espace, s'empêtrant dans les cordes électriques et arrachant un poteau en passant. Re-soupir... 

Alors qu'Ankti, visiblement comblée, est partie prendre son petit-déjeuner, Pitchoune en profite pour venir tenir compagnie à son prince charmant qui jouit de cette petite présence calme et réconfortante...

Pitchoune n'a jamais été aussi près de son rêve...




Ils ont l'air aussi innocent que l'agneau qui vient de naitre... grrrrr! 




Un Hélios épuisé qui a été ravi de plonger la tête dans le licou que je lui présentais et qui me suivit sans rechigner lorsque je le ramenai auprès de sa légitime épouse... 

Dans dix jours, je donnerai leur "pilule du lendemain" aux juments fautives. Quelqu'un est intéressé par un poulain d'Ankti et Hélios ou Insy et Hélios? Peut-être même Azarah et Hélios? Les intéressés ont dix jours pour se manifester !

Ça fait donc trois dans la série chaotique et inexorable du battement d'aile du papillon...

«Il peut arriver que de petites différences dans les conditions initiales engendrent de très grandes dans les phénomènes finaux. Une petite erreur sur les premières produirait une erreur énorme sur les dernières. La prédiction devient impossible et nous avons le phénomène fortuit... Une cause très petite qui nous a échappé, détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard»
Henri Poincaré, 1908.

7 janvier 2015

L'oeil d'une autre


Certaines rencontres sont des retrouvailles; l'impression de deux âmes qui se connaissaient déjà et qui se retrouvent.

J'admire les œuvres de Léa Rivière depuis longtemps. Elles me parlent, viennent me chercher, m'émeuvent. Elles disent la tendresse, la complicité, l'émotion, la connexion, la fusion. Elles illustrent cet indicible qui nous élève, ce lien qui nous fait UN avec l'autre, la nature, les éléments. C'est du moins mon interprétation.

Quand le hasard mis Léa sur mon chemin, je fus ravie! Et quand je la rencontrai enfin, la citation d'Éluard prit tout son sens : Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. Je ne dis pas que nous sommes devenues des amies intimes, loin de là ou, peut-être, pas encore, mais il est évident que chimie il y a et que j'adore tout simplement quand les astres s'alignent ainsi!

Il y a une dizaine de jours, je recevais un courriel dans lequel on pouvait y lire :
Je t’envoie les photos que j’ai faites lors de mon passage chez toi.
J’en ai fait peu ce jour-là, mais je pense que tu seras contente de les voir.
Je les aimes bien, j’y retrouve ta formidable complicité avec tes compagnons.
Cette série prise sur le vif est très chaleureuse à mes yeux et pleine de la douce tranquillité que tu irradies avec eux. (...)

C'est un message de Léa qui, cet automne, nous a rendu visite pour quelques heures d'immersion intensive dans mon univers de poilus... Et elle avait apporté son appareil photo! C'est donc son regard sur mon petit monde que je vous offre aujourd'hui, avec son autorisation bien sûr.

Comme d'habitude, pour voir les photos en plus grande taille, il suffit de cliquer dessus.


 Chimo faisant de doux yeux à sa tendre épouse, Harmony...




 Puis tout fier d'avoir su attirer son attention !




 À mon avis, Chimo est lui-même une oeuvre d'art...




 Une chose qui me frappe, c'est combien Léa sature de couleur ses photos, alors que ses tableaux sont presque monochromes.  C'est la première chose que j'ai remarquée. Comme si les tableaux montraient un monde onirique et les photos un autre, différent.



 Quoiqu'on y retrouve aussi du noir et blanc... (Mister et Pinta).




 Finalement, Chimo n'est peut-être pas toujours une oeuvre d'art!




 On pourrait croire que Passion s'est fait faire des mèches... Traitement et saturation des couleurs par l'artiste : j'aime !


OK, les suivantes, j'ai hésité à les publier, car je préfère toujours être derrière l'appareil photo, plutôt que devant. Mais, depuis le temps que je vous saoule avec mes clichés, mes textes et mes idées, autant mettre un visage sur mes mots...


 En conférence avec Pistache et Insy...




 Entretien avec Passion...



 Il semble que nous fassions souvent la même tête, lorsque nous discutons, mes chevaux et moi ! On note la/le narine/naseau frémisant/e!




 Hélios...




 Cette photo est même devenue celle de mon profil sur FB, moi qui n'y avait mis que des photos des chevaux jusqu'à présent! Elle a suscité tant de gentils commentaires... Merci Léa!




 Hélios et moi, nous ne partageons pas que les boucles et la crinière bicolore...




 Nous sommes en dialogue constant et, si parfois nos points de vue divergent, nous trouvons toujours un terrain d'entente.




 Passion qui trouve que je ne m'occupe plus assez de lui (il a raison) depuis qu'il vit avec le troupeau. Un parmi d'autre au lieu d'être l'unique. Apprendre à se partager, voilà qui n'est pas facile. Il est mon yang...




Et elle est ma ying !




 Luna... quelle belle histoire aussi !




 Passion, tableau vivant...