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10 avril 2015

Temps changeant


Voici quelques photos de la semaine. On pourrait croire aux images de la fin de l'automne, alors que les premières neiges nous enchantent... pas tout à fait!


6 avril, lundi de Pâques...




7 avril...



7 avril...



9 avril...



9 avril...
et
24 heures plus tard (ce matin, après une nuit de pluie et de vent) :



Là, il vente toujours aussi violemment et nous venons d'avoir notre premier orage de printemps. Pas étonnant que le Québécois ne se lasse pas de parler de la météo! Car, chaque soir de cette semaine, nous nous couchions avec un jardin dont la neige avait fondu durant le jour, pour nous réveiller au royaume de la Reine des Neiges... Joli, mais un peu lassant. Cependant, je ne perds pas espoir, il me semble que l'herbe verdit par endroit!

27 décembre 2014

Comptine du jardin



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge et...
un geai bleu qui guigne la mangeoire !



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, un moineau et...
un geai bleu à la mangeoire!



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, deux moineaux et...
un geai bleu qui se cache !



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, trois moineaux et...
un geai bleu sur un arbre !



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, quatre moineaux et...
un geai bleu à la mangeoire !



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, cinq moineaux et...
un geai bleu à la mangeoire !



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, huit moineaux et...
un geai bleu à la mangeoire !



J'ai vu, dans le jardin, un joli cardinal rouge, quatorze moineaux qui s'envolent et...
un geai bleu qui n'est plus à la mangeoire !



Pour faire le portrait d'un oiseau
À Elsa Henriquez

Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques PRÉVERT, Paroles, 1945 ©1972 Editions Gallimard

Pour l'entendre récité par Annie Girardot :
https://www.youtube.com/watch?v=34Q417QmUx4

Par Marlène Jobert :
https://www.youtube.com/watch?v=9W2XmXlckv4

Par Serge Reggiani:
http://wheatoncollege.edu/vive-voix/poemes/pour-faire-le-portrait-dun-oiseau/


5 décembre 2014

Hortense


Il y a, dans le jardin, quelques massifs d'hortensias blancs. Comme la plupart ont choisi eux-même leur sol préféré en se multipliant selon leur bon vouloir, ils ont une floraison longue et abondante qui habille joliment la maison.


En y regardant de plus près, on s'aperçoit que non seulement ces fleurs sont jolies, mais elles sont aussi coquettes....





Elles se parent de bijoux aussi élégants qu'utiles....





Bijou discret, animé des meilleures intentions.





Elle est tellement jolie, que je l'ai appelée Hortense !

(Si vous cliquez sur les photos, vous pourrez les voir en plus grand)

9 octobre 2013

Ciel safran

.
Un vent violent soufflait depuis la veille au soir. La journée avait été splendide, jusqu'à l'arrivée d'un impressionnant système dépressionnaire qui nous apportait de grosses pluies balayées par des rafales à mettre les chevaux à l'abri et une Isabelle dans la maison.

C'est un soudain et étrange changement de lumière qui attira mon attention. Comme si un éclairagiste malicieux avait pointé tous ses projecteurs sur la maison. J'ai relevé la tête de mon ouvrage pour regarder par la fenêtre et j'en eu le souffle coupé par tant d'étrange beauté : le ciel, encore couvert, était d'un jaune safran lumineux ! J'ai sauté sur mon appareil photo et me précipitait dehors...

Toutes les photos ci-dessous ont été prises dans un intervalle de neuf minutes, depuis la galerie, car il pleuvait encore. Vous pouvez les voir en plus grand en cliquant dessus. Toutes les couleurs et la luminosité sont assez fidèlement reproduites.


 Le vent souffle encore, l'épais couvert de nuages baigne dans la lumière d'un soleil en fin de course...
il tombe toujours une fine pluie.





Les chevaux sont ressortis. On voit au loin, plein ouest, la limite de la masse nuageuse... 












Puis la lumière se fait plus éclatante, les flaques semblent d'or en fusion...









Le soleil poursuit sa course vers l'horizon, ses rayons rasent le dessous des nuages, la lumière rosit...









Les pourpres, roses, violets se mêlent à l'or...



Le soleil disparaît à l'horizon, la lumière décline, et je me sens privilégiée de pouvoir assister à tel spectacle. Le temps est suspendu... je reste dehors quelques minutes encore, le temps de voir la magnificence s'estomper...








Moins de dix minutes séparent ces deux photos, dix minutes de pur bonheur !

Je n'avais qu'une hâte : télécharger mes photos sur l'ordinateur et vérifier qu'elles rendaient au plus juste le fabuleux spectacle auquel je venais d'assister afin de pouvoir le partager.

«Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.»
Albert Schweitzer  - Prix Nobel de la Paix 1952

 Albert Schweitzer : Médecin, musicien et théologien français né en 1875 en Alsace d’un père pasteur qui lui enseigna très tôt le piano. Il commence une carrière universitaire musicale et pastorale avant de terminer par un doctorat en philosophie puis en théologie. Poussé par un humanisme profond, il décide de devenir médecin. Partisan d’un libéralisme dogmatique, il est concerné par la misère africaine et décide de fonder l’hôpital de Lambaréné au Gabon. Son départ en 1913 lui permet de réaliser son rêve jusqu’à ce que la guerre éclate. Renvoyé en France dans des camps d’internements, il ne reviendra en Afrique qu’en 1924. C’est à ce moment qu’il y construira un plus grand hôpital, pouvant se livrer enfin à la médecine humanitaire qui lui tient tant à coeur. C'est en se produisant lors de concerts au piano qu'il réunit des fonds pour subvenir aux besoins de son hôpital. Premier médecin sans frontière, il obtient entre autre titre le prix Nobel de la paix en 1952. Il meurt en Afrique en 1965.

11 octobre 2012

Rhysse cannelle



 Joli et élégant insecte chez lequel on reconnaît un air de famille avec les guêpes...

Courriel reçu en réponse au mien qui demandait quelle pouvait bien être cette impressionnante bestiole que j'ai photographiée à la fin de l'été :

Bonjour,

Pour répondre à votre questionnement, ces insectes sont de la famille des Ichneumonidae, du genre megarhyssa.  Cependant, je ne peux certifier de quelle espèce il s'agit, mais il s'agit très probablement du  Rhysse cannelle (Megarhyssa macrurus).  La détermination à l'espèce est très difficile (parfois même téméraire!) à partir de photos et quelques (quatre) espèces se ressemblent drôlement...

Ces insectes appartiennent à l'ordre des hyménoptères (guêpes, abeilles, bourdons, fourmis et plusieurs autres) et sont solitaires.  Les femelles sont nombreuses là où leurs proies le sont.  Ces insectes pondent des oeufs sur des larves de siricidae (d'autres hyménoptères...) qui se développent dans le bois.  

Une fois l'oeuf éclos, leurs larves vont se nourrir de celles des siricidae: elles sont donc très utiles dans le contrôle des populations des insectes térébrants (perçant le bois).

Espérant le tout à votre satisfaction,

Mario Bonneau
Préposé aux renseignements entomologiques
Collections entomologiques et recherche
Insectarium de Montréal/Espace pour la vie




Pique ou ne pique pas ? André ne voulait pas approcher son doigt alors que je le lui demandais, pour avoir un ordre de grandeur... Finalement, bonne nouvelle, ça ne pique pas !

Toutes les citations en italiques que vous trouverez en légende de mes photos et placées entre guillemets sont tirées du blog La Nature d'une nouvelle entreprise de Jean-Sébastien Bouchard que je remercie énormément (source : http://www.jsbouchard.com/2006/09/ichneumons-ca-cest-de-la-bibitte/). Son blog est placé sous licence d'utilisation Creative Commons qui permet d'en partager le contenu en autant que les références soient clairement indiquées.



 
En faisant quelques recherches, j'ai appris que cette longue «épée» s'appelait un ovipositeur et que cela pouvait faire jusqu'à 13 cm de long !

C'est l'instrument qui lui permet de pondre ses oeufs directement dans le corps des larves dissimulées dans l'arbre.

«En effet, les ichneumons pondent leurs oeufs sur ou dans le corps d’un hôte (un autre insecte, souvent une chenille ou un autre type de larve) qui servira de garde-manger pour leur progéniture. C’est ainsi qu’une fois l’oeuf éclos, la larve de l’ichneumon s’installe confortablement dans le corps de l’hôte et commence à déguster méthodiquement l’hôte en question (...). Le jeune ichneumon peut alors se transformer en pupe, dernière étape avant d’émerger au stade adulte et se remettre en quête soit d’une femelle à féconder, soit d’un hôte à honorer de quelques oeufs.(...)»






«La femelle Megarhyssa détecte d’abord la larve-hôte dans un tronc mort ou une souche. Le processus précis de détection n’est pas entièrement connu, mais on sait que le bruit fait par les larves qui mangent le bois y est pour quelque chose. Elle insère ensuite entièrement son ovipositeur dans le bois et dépose un oeuf dans l’hôte





«Le mécanisme d’insertion de l’ovipositeur dans le bois est assez fascinant. D’abord, les membranes intersegmentaires se déplient (sur la photo, on voit les membranes en haut et l’ovipositeur qui descend jusque dans le tronc de l’arbre.»




 «Ensuite, certains segments de l’abdomen subissent une rotation complète qui cause l’extension du style de l’ovipositeur. Cette extension étire les membranes qui forment alors un disque translucide d’environ 2cm de diamètre.

L’entrée du style dans le bois est facilitée par une sécrétion qui détruit les fibres du bois. Ces adaptations permettent aux rhysses de pénétrer le bois franc et de pondre leurs oeufs dans des larves de tremex qui se trouvent à une profondeur pouvant atteindre 14cm

 Comme quoi, l'élevage des chevaux peut même mener aux curiosités enthomologistes !


Textes et photos : Isabelle Checroune 2012
sauf les textes en italiques placés entre guillemets : Jean-Sébastien Bouchard

28 août 2011

Vu par la fenêtre #5

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Vents soutenus, bourrasques violentes et déluge, Irène ne nous épargne rien.

 L'eau dégouline le long des fenêtres. Le jardin et les champs sont inondés...





Malgré le gros temps, les chevaux n'hésitent pas à aller manger. Cependant, quand les rafales se sont amplifiées et que les gouttes énormes et poussées par le vent frappaient comme autant de projectiles, ils se sont résignés à se mettre aux abris.




Et oui, vous avez bien vu. Même «future maman» fait partie du lot ! Dos à la tourmente, flanc contre flanc avec sa copine Lady, elle déguste son foin mouillé. Et ne pensez pas qu'elle y est obligée sous peine de jeuner; elle a passé toutes la nuit dans son grand box de poulinage et manger pratiquement toute une botte de foin... Il  faut croire que solidarité et gourmandise sont d'excellentes motivations !
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18 juillet 2011

Ambystoma laterale

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Découverte, hier, dans le jardin, sous une planche...

 Une jolie petite salamandre à points bleus (Ambystoma laterale) qui prenait le frais, se pensant bien à l'abri des regards curieux.




 Je savais qu'il y avait des salamandres au Québec, mais j'ignorais qu'il en existait huit variétés... ni que celle-ci vivait à quelques pas de moi !





 Plutôt timide, elle m'a obligée à me mettre à plat ventre sur le sol afin de parvenir à prendre ces images...





André est ensuite venu à ma rescousse en lui demandant gentiment de se déplacer dans un lieu plus dégagé, le temps que je puisse lui tirer le portrait.

Nous l'avons ensuite laissée tranquille, chacun retournant à ses occupations.

Pour en savoir plus sur les reptiles et amphibiens du Québec (herpétofaune) : http://www.atlasamphibiensreptiles.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=9&Itemid=14

Extrait du site de l'AARQ (Atlas des amphibiens et des reptiles du Québec) :
Au Québec, les reptiles et les amphibiens sont les deux groupes ayant la moins grande diversité, avec seulement 38 espèces. Toutefois, malgré le faible nombre d'espèces, c'est chez ces deux groupes que l'on retrouve la plus grande proportion d'espèces en péril. En effet, à ce jour, plus de 50% de ces espèces se retrouvent sur la liste des espèces fauniques menacées ou vulnérables au Québec.
Ce statut fort peu enviable est malheureusement relié à l'activité humaine. Parmi les facteurs associés à la situation précaire de ces animaux, notons la perte et la fragmentation des habitats causées par l'urbanisation (Villes, route, habitations, etc.) et l'exploitation des milieux naturels (coupes forestières, agriculture, hydro-électricité, etc.).
 .

16 octobre 2010

Vu par la fenêtre 3

Mon jardin est un lac....


Un lac agité, frissonnant sous les assauts du vent. Des rafales allant jusqu'à 100 km/h. Et de la pluie. Encore de la pluie. Toujours de la pluie... Avec un ciel noir, chargé de nuages qui pleurent les feuilles mortes de l'automne.

Ça, c'était hier. Avant-hier il faisait merveilleusement beau. Aujourd'hui, un soleil timide chasse les derniers nuages portés par un vent véloce.

Plaisirs d'automne...

27 avril 2010

Beautés désespérées

Hier, je travaillais dans un manège empoussiéré, en fines bretelles et suant à grosses gouttes.

Et aujourd'hui, ça :


Une tulipe qui se camoufle en bouton de rose portant avec élégance un boa de neige duveteux... 









Et ses voisines, toutes aussi frigorifiées...






Journée entière de vent, de froid et de neige afin que nous nous souvenions de l'hiver.
Comme si nous pouvions l'oublier !


Facétie météorologique, mauvaise blague pour les chevaux qui n'ont plus leurs boucles d'hiver, dure journée pour les merles et autres oiseaux qui couvent frileusement leur oeufs tous neufs...  et une petite Chaïma qui s'impatiente dans son grand box. Elle ne réalise pas sa chance et son confort !