10 janvier 2012

Peluche...

Et cet ourson-là, vous le reconnaissez ?







Et oui, c'est bien notre dernier-né qui, malgré son nom, ne parvient pas à ralentir le cours du temps... 





Chronos il y a deux mois, alors qu'il terminait sa mue de bébé et, aujourd'hui, en manteau d'hiver...



En préparant ces photos, je me disais qu'il prenait toujours la même pose pour ses portraits...


Attentif, curieux... Toujours cet air angélique... mignon à croquer...
Mais il faut se méfier, les apparences sont souvent trompeuses : Chronos est un joueur qui a découvert les joies de taquiner les filles ! Les preuves en photos dès demain...

9 janvier 2012

Belle Hazelle

Belle Hazelle en tenue d'hiver...
Ourson hirsute à la douceur de soie.
Je regrette que l'appellation pain d'épices n'existe pas dans la nomenclature des couleurs de robes, cela lui sied si bien !







Il y a trois mois : la gazelle.                                    Aujourd'hui : l'ourson.



 Comme disent nos amis anglophones, elle finit par grandir dans ses oreilles, c'est à dire que les proportions s'harmonisent et que ses oreilles de lapin, marque de famille des enfants et petits-enfants d'Harmony,  ne sont plus aussi évidentes.

La  belle s'étoffe dans tous les sens du terme. Elle est grande et s'élargit proportionnellement. Beauté originale, caractère tendre et taquin, l'éternel dilemme se pose : je trouve que ces bébés grandissent beaucoup trop vite, mais d'un autre côté, j'ai hâte de voir à quoi elle ressemblera une fois adulte !

7 janvier 2012

Émoi au harem

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Avant-hier, installée dans la petite écurie du fond, les portes ouvertes, j'étais tranquillement en train de parer les pieds de Baabul. Chingko nous tenait gentiment compagnie, dans un box contigu, alors que Baabul et moi étions installés dans le couloir. Avec un Baabul sage et coopératif, mon ouvrage allait bon train jusqu'à ce que, soudainement, Baabul se tende et sursaute, lâchant un tonitruant ronflement d'inquiétude.

À l'extérieur, j'aperçois Chimo et les garçons qui s'agitent, renâclent et se précipitent vers la clôture les séparant des filles. Le temps de me redresser et de passer une main rassurante sur l'encolure d'un Baabul tendu et inquiet, je sors à mon tour devant la porte, afin de garder un oeil sur Baabul et Chingko, tout en cherchant ce qui peut bien agiter ainsi le troupeau.

Chez les filles, c'est l'émoi général. Elles galopent, la queue en l'air, paradent de leur trot le plus élégant, certaines font des départs au galop ponctués de coups de culs... Toutes ont l'air fasciné par quelque chose se trouvant derrière leur grand abri et que, évidemment, je ne peux pas voir de là où je suis. Sur le coup, je me dis qu'elles ont été surprises par une Frimoos en vadrouille dans les broussailles, mais leur intérêt ne se dément pas, ni leur excitation.

Coup d'oeil au parc des garçons : Chimo a l'air vraiment contrarié, il est clair qu'il y a quelque chose chez «ses» filles qui requiert son intervention et il secoue la tête de frustration en arpentant la clôture...

De mon côté, je sais qu'elles ne réagiraient pas comme ça pour un coyote (ou même deux ou trois) quand je me souviens soudainement qu'un puma a été signalé dans nos parages; il faut absolument que j'aille voir. Rapidement, je vérifie que Baabul ne puisse pas se blesser et je ferme la porte de l'écurie pour me précipiter sur le chemin qui mène au parc des filles et justement derrière leur abri...

C'est de là que, ébahie, je le vois : la queue relevée qui envoie de blancs signaux (d'inquiétude, de séduction ?), le port de tête majestueux, au beau milieu du parc des filles, un magnifique cerf. Je ne sais si c'est à ma vue, à la pression exercée par un Chimo en colère ou si c'est l'effervescence de toutes ces jolies filles autour de lui qui a précipité son départ, mais, de son trot aérien, il se dépêchait vers le fond du parc où, avec un peu moins d'élégance, il s'est pris dans la clôture - probablement occupé à surveiller ses arrières - qu'il a finalement traversée sans plus d'encombres. Toujours aussi dignement, en prenant même le temps de jeter des regards au troupeau en pâmoison, il a traversé le champ suivant, puis la route... Probablement aussi troublée que mes juments, je l'ai suivi des yeux autant que j'ai pu, jusque dans nos champs bordant la forêt...

Je ne sais ce qui a attiré ce cerf dans le parc des filles. Avant que nous ne changions les clôtures, il était coutumier de voir quelques biches venir se servir aux râteliers, surtout lorsque le couvert de neige était important, donc la nourriture plus rare, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Et si j'en vois régulièrement dans nos champs de foin, je n'en avais pas observées dans les parcs depuis des années, ni vu de traces. Plusieurs des juments sont en chaleur, auraient-elles pu attiser les sens de ce cerf éventuellement attardé dans sa période de rut (qui a lieu plutôt en novembre). Ou a-t-il simplement été attiré par le foin et la présence rassurante de collègues herbivores (du moins, avant qu'elles ne se mettent à danser et de subir l'ire de leur mari !) Peu importe la réponse, le spectacle en valait l'émoi provoqué.


Et non, je n'ai pas de photos de l'événement à partager, alors je me contente de vous offrir par écrit ces images fortement imprégnées dans ma mémoire... 

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Générique
(par ordre d'apparition et essentiellement à l'attention du nouveau lecteur qui serait un peu perdu avec les personnages...) :

Je : l'Auteure, éleveuse de chevaux de race North American Curly (qui ont la particularité de posséder un poil hypoallergénique et majoritairement frisé), cultivant avec force motivation une certaine idée du bonheur, dans le sens qu'elle est fortement persuadée qu'il se trouve dans mille et une petites choses qui se détaillent avec les yeux du cœur... photographe à ses heures, agitée de velléités d'écriture...

Baabul : fils d'Insy et Nanza, hongre Curly âgé de deux ans, heureux mélange du caractère et du physique de ses deux parents, parfois têtu, mais toujours affectueux. On peut le voir en cliquant sur son nom dans la liste ci-contre...

Chingko : fils de Jolie et Chimo, hongre Curly âgé de deux ans et demi, le timide au grand cœur. Comme tous nos chevaux, on peut en voir et en lire plus en cliquant sur son nom dans la liste ci-contre (colonne de droite, liste des «sujets» traités)...

Chimo : étalon sénior, patriarche et grand patron du troupeau. Père d'une nombreuse progéniture, séducteur accompli, mentor et guide tant pour les poulains que pour les humains qui ont tant à apprendre...Il cohabite avec intelligence avec «les garçons», hongres ou entiers...

«les garçons» : aussi appelés «les boyz», terme générique et affectueux désignant les éléments mâles du troupeau de chevaux, ils ont leur propre parc, contigu à celui des «filles»...

«les filles» : on l'aura compris, ce sont les éléments femelles du troupeau, peu importe leur âge. Elles sont une vingtaine, toutes douées d'une intelligence supérieure et de personnalités attachantes, vivant dans une harmonie toute féminine, ponctuée de crises de jalousie, de SPM et de solidarité...

Frimoos : âgée de deux ans et demi, labradoodle (bâtarde de labrador et caniche royal), de couleur chocolat idéale pour passer inaperçue dans les crottins, c'est la chienne la plus intelligente du monde, une compagne fidèle doué d'un sens de l'humour irrésistible, comme la majorité des âmes du Domaine du Ranch Namaspamoos, à croire que c'est un pré-requis indispensable ou une maladie contagieuse... dont nous sommes tous heureux de souffrir !

Bienvenue chez nous !
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24 décembre 2011

24 décembre... déjà !

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Rendez-moi les trois premières semaines de décembre ! Je ne sais qui les a prises, mais je ne les ai pas vues passer... Quel mois bizarre. Côté température, nous aurons presque tout eu, sauf la tempête de neige espérée... Mais il a neigé toute la journée d'hier et avec les -17 degrés qu'il fait en ce moment, je confirme que la neige tiendra et que nous aurons un Noël blanc !

Après des mois de chevaux sages, sans blessures ni bêtises, la série a commencé; car c'est un règle immuable qui s'applique sans exception : il suffit qu'un cheval se blesse, pour qu'il y ait au-moins deux autres blessures à signaler dans les deux semaines suivantes. C'est la loi de Murphy, appliquée à l'éleveur de chevaux ! Mais, rassurez-vous, rien de grave, de simples bobos ordinaires qui demandent des soins ordinaires, bien que grands consommateurs de temps.

Tout à l'heure, j'étais dehors, avec les chevaux. Bien habillée, je n'avais pas froid et tout le loisir de savourer l'instant présent : un soleil éblouissant, un ciel bleu comme seul l'hiver québécois sait nous l'offrir, pas un souffle de vent, une neige scintillante, des chevaux paisibles qui mâchonnent, débonnaires, le foin de leur râteliers bien remplis, puis, tout là haut là haut, les derniers voiliers d'oies blanches, en route pour le sud, et, à mes pieds, plaçant sa tête sous ma main afin que je la caresse, Frimoos. Que du bonheur et de la sérénité. Enfin, j'avais repris le contrôle de mon temps, car le Temps consentait à s'attarder un instant.


Carpe diem !





30 novembre 2011

Vive la Saint-André !

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Comme nous l'a si gentiment fait remarquer Iza, c'est aujourd'hui la Saint-André.

Mes fidèles lecteurs Québécois se poseront fort pertinemment la question : «Et alors ? Qu'est-ce que ça peut ben faire ?» (ou, version plus populaire : «De kessé ? Kesse ça mange un hiver c't'affaire-là ?!» Ce à quoi votre dévouée blagueuse blogueuse vous répondra qu'en France, on vous souhaite bonne fête le jour de la fête du saint qui porte le même prénom que vous et que mon tendre et cher époux est fortuitement prénommé André CQFD
Aparté : Je me suis toujours demandée si les Amhed, Souad et autres Amadou de France ne se sentaient pas un peu ostracisés par cette coutume locale et j'ai appris que plusieurs de ces prénoms «exotiques» figuraient maintenant aux saints des calendriers... Je suppose que c'est ce qu'on appelle un «accommodement raisonnable...» Fin de l'aparté.

Au Québec, nous ne soulignons pas le jour de notre saint et nous nous souhaitons «Bonne fête !» le jour de notre anniversaire, ce qui - je le sais bien - plonge nos cousins Français dans la confusion la plus totale...

Mais je m'égare en digressions hasardeuses qui pourraient m'entrainer vers une pente politiquement glissante et, c'est bien connu, le skieur de la maison, c'est justement André et non moi, qui suis l'active contemplative zen multi-taches du foyer qui s'efforce de ne voir que le beau côtés que la vie nous offre, blablablabla et bla.

Bref, faisons court et résumons :  le petit mot d'Iza m'amène à penser à mon homme et à lui rendre hommage par une photo de lui que j'adore et qui, fermons la boucle, il me semble a été prise par la-dite Iza !
Oups ! Correction ! Rendons à Loana ce qui lui appartient : c'est Loana qui a pris cette photo ! Je savais bien que cela ne pouvait pas être moi puisque j'étais à cheval aussi... je me suis trompée dans mes déductions... Merci à Iza et Loana de me l'avoir fait remarquer.
 
Et oui. Tout ça pour ça. Je suis en verve et en ironie aujourd'hui; certain(e)s qui ont déjà subi de mes courriels matinaux pourront en témoigner... (j'espère au-moins qu'ils vous auront fait sourire !)

Voici donc mon accommodement raisonnable à moi, réunissant deux de mes passions :



Et vive la Saint-André !
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