15 décembre 2010

Nouveaux-nés


En cette saison où bien des gens vont commémorer la naissance d'un nouveau-né célèbre, j'ai décidé de partager avec vous les images de notre calendrier 2011, ce qui devrait permettre de faire patienter un peu ceux qui ont eu la gentillesse de nous en commander. (Patience, ils arrivent ! J'ai mis les premiers à la poste et passé une autre commande !)

Dans le désordre chronologique, voici donc douze de nos bébés ! Il n'y a que la photo de Zapaloo qui le montre alors qu'il avait 3 mois, toutes les autres photos ont été prises dans les premiers jours, voir les premières minutes, de leur arrivée «sur le plancher des chevaux».



Canada est le frère d'Onni. Il vit maintenant en Allemagne où il a été agréé comme étalon de 1ere Classe !




Chaïma, notre princesse 2010...



Chandana, la grande soeur de Chaïma. Chandana vit avec Audrey, au Lac St-Jean.




Chazaam ! Clown-né, la preuve !







Équinoxe, demi-soeur d'Onni et Canada, fille de Passion. Elle vit maintenant à Québec, avec Adeline et Philippe.





Difficile de ne pas reconnaître le prince Hélios !





Indigo, un autre fils de Passion. Il vit tout près d'ici, avec Pascale... c'est devenu un superbe grand jeune homme !






Pistache, peluche vivante et toujours aussi frisée !






Minuscule Pitchoune qui pesait 15 kg à la naissance. Elle est toujours la plus petite de tout le troupeau, mais elle en tire certains privilèges, c'est un peu la mascotte de notre jardin !







Zapaloo ! Il avait 3 mois... Frère de Chazaam et de Chingko, il vit à Waterville, avec Isabelle.




Baktalo est né début mars, alors qu'il faisait -10°C dans l'écurie... Je n'avais pu résister de lui enfiler ma veste en polar et de le couvrir avec une couverture de laine... Je m'étais même allongée à ses côtés, où j'avais terminé ma nuit... Il vit dans Lanaudière, mais nous avons pratiquement aucune nouvelle de lui :o(





Bohem vit avec sa deni-soeur, Sedna, chez Julie. Il est le portait craché de sa maman, sauf pour la couleur !


La dernière image que j'ajoute ci-dessous n'est pas dans le calendrier, car la résolution de la photo laissait à désirer. Mais impossible de ne pas la publier ici ! Qui ne se souvient pas du premier-né de Namaspamoos ? D'autres poulains étaient nés chez nous auparavant, mais de juments en pension. Celui-ci a été notre tout premier bébé. Et il demeure l'un des coups de coeur de nos visiteurs, même si ce n'est pas un Curly !






Bébé Passion, devenu un Monsieur (on insiste sur la majuscule du «M» !) qui transmet ses oreilles poilues à tous ses rejetons, et qui les partage avec tous ses frères et soeurs... C'est le signe distinctif de la descendance de maman Jolie !




10 décembre 2010

Où qu'il est Akilédou ?


Après Virginie qui s'ennuie de la belle Chazaam, voici Akilédou que Camille réclame !

Lors de la séance photos de la semaine dernière, je n'ai pas pu prendre une tonne de clichés du coquin, car avec sa manie de vouloir rentrer dans l'appareil photo à tout prix, il m'a été difficile de faire des images potables. Il fallait soit qu'il dorme, soit qu'il joue avec un copain pour que je puisse le mettre en boîte. Par contre, des images floues ou des gros plans du bout de son nez, ça j'en avais plusieurs, mais je ne les ai pas conservées. J'ai aussi tenté de me sauver en courant à l'autre bout de parc dans le - vain - espoir de mettre un peu de distance entre Akilédou et moi : peine perdue, il trouvait que le jeu était drôlement rigolo et il trottait sur mes talons... Sacré Akilédou !



On pourrait croire qu'Akilédou fait un bisou à Camino...
Que nenni ! Il le mord afin de l'encourager à jouer !










Je sais que j'ai déjà publié celle-ci, mais ce n'est que pour nous remettre en mémoire le phénomène...

Akilédou ne fait rien comme les autres. Toujours disponible pour de nouvelles expériences, toujours partant pour jouer, Akilédou est non-seulement un clown-né, mais il est d'une intelligence remarquable. Je rêve de lui apprendre des tours, ce pourrait d'ailleurs être le mandat d'une prochaine stagiaire ?



Maman et papa :




Augustine et Passion.

La mustang et le gentilhomme.

La dignité et l'exubérance (ou la profusion ?)

Leur histoire d'amour a ému tous mes lecteurs (cf Le Passion d'Augustine) et fait verser une larme à ma maman.

Ce sont les dignes parents de notre cher Akilédou : un mélange de maturité, de tendresse, d'intelligences (j'ai mis volontairement un «s» à intelligences), de charisme, d'élégance et de fantaisie...

Comment, vous ne voyez pas la fantaisie ?

Rappelez-vous les images de Passion qui ont été publiées sur ce blog... (pour vous en souvenir, il suffit de cliquer sur le mot Passion qui se trouve dans le nuage de mots-clés de la colonne de droite)

La mémoire ne vous revient pas ? Et si je vous montre ce portrait de Passion ?



 On peut y déceler un brin de fantaisie....



Même si le fils, comme le père, sait aussi se tenir :

Charme, humour et fantaisie...
Portraits de la famille, juste pour s'amuser à retrouver les traits de ressemblance :




7 décembre 2010

Chazaam !

Pour faire plaisir à Virginie qui s'ennuie de cette magnifique fille de Chimo et puisque c'est la soeur de Chingko, voici quelques images de la belle Chazaam... et de son papa !


 Oui, la ressemblance est là ! C'est indéniable...




Chazaam est plus orangée que Chimo et plus blonde de crinière. Et comme elle a probablement hérité du gène rabicano de son papa ET de sa maman, elle est même parfois rosée en été !




 Chimo a de belles joues d'étalon, une élégance et un raffinement innés.

Chazaam est plus féminine, avec quand-même pas mal d'airs de sa maman, surtout dans la forme du corps. Elle est moins anguleuse.

Chazaam possède la douceur du regard de son papa... et les fesses de sa maman !

Côté caractère, c'est un joli mix, le meilleur de ses parents.

Chazaam est pot-de-colle, gourmande, enjouée et tendre. Elle adore apprendre et se porte toujours volontaire pour de nouveaux jeux.

Une perle... Elle est sur notre liste de vente, mais sans presse, car elle fait une magnifique fiancée pour Hélios...
Que de projets ! Que de possibilités de futurs bébés !

Sur cette photo (à gauche) on aperçoit son petit frère, Chingko. Ils ont la même tête... Sauf que Chazaam est frisé serré et que Chingko pas du tout ! Même papa, même maman, même paquet de gènes. Mettez tout ça dans un chapeau et remuez ! Cela donne une pouliche alzean rabicano et frisée comme un caniche et un poulain bai sans une ondulation... Fascinante génétique !

 

Jolie et Chingko, l'an dernier...

Chimo en arrière plan, dommage que nous ne puissions voir la tête de Chimo, cela aurait fait un joli portrait de famille !


Chazaam et sa grande amie Lady... en hiver et en été !




6 décembre 2010

Air de famille

Il vente et il poudroie, alors je prends le temps de préparer de nouvelles images...
Ce sont les photos que j'ai prises LA journée où il a fait beau, la semaine dernière.

Voici déjà les portraits de papa Chimo et de ses deux fistons de la cuvée 2009, Camino et Chingko.
Portraits de famille.







Chingko

Un frisé comme un mouton et l'autre doux comme un agneau (je parle du poil !)

Un gentil et plutôt zen,
un dont la méfiance cède devant la curiosité.

Six paires de yeux doux, 12 jambes sans balzanes.

Et le même ton rouge orangé dans la robe.

Père et fils.

Camino le doux, ce qui ne l'empêche pas d'être joueur et taquin !



Chingko le curieux, parfois méfiant, celui qu'il faut apprivoiser
et ne jamais décevoir. Un gouffre de curiosité, joueur et taquin comme son frère !


3 décembre 2010

Celle qui va

Selka & Isa-de-Namaspamoos, autoportrait complice.


Celle-qui-va, Selkiva, celle qui est finalement devenue Selka.

J'ai su que j'adopterais Selka le jour où j'ai appris son existence et sa situation. Et j'ai su que je devais changer son nom par la même occasion. Car notre Selka est née Sandy's Spice Curl dite Spicy, en Colombie-Britannique. Pourquoi changer son nom ? Tout simplement parce qu'il ne lui convenait pas et parce que son éleveur n'avait pas pris la peine de s'occuper de la faire enregistrer. Les chevaux de race sont rarement appelés par leur vrai nom, souvent long et pompeux, ils héritent de surnoms ou de diminutifs plus simples et qui conviennent souvent mieux à leur personnalité. Mais dans le cas de Selka, ce besoin était plus intuitif; son «vrai» nom ne lui convenait pas et même un surnom n'aurait pas fait l'affaire.





Nous étions en 2008, Selka avait trois ans. Elle avait été achetée toute pouliche par une gentille dame qui ne connaissait rien aux chevaux, mais qui avait craqué pour la peluche vivante qu'elle était à l'époque : une ponette pie noire, couverte de frisous et tout simplement adorable. C'est donc à 6 mois qu'elle entama le premier de ses longs voyages, de Colombie-Britannique au New-Hampshire, pratiquement 5000 km de camion.

Dans sa nouvelle famille, Spicy a été gâtée en caresses et en carottes et heureusement qu'elle vécu toujours avec d'autres chevaux qui l'éduquèrent, car sa famille humaine ne lui donna jamais la moindre indication de comment une pouliche bien élevée devait se conduire. Pour Spicy, les humains n'étaient que des distributeurs de carottes auxquels il n'était même pas nécessaire de dire s'il vous plaît et merci. La jeune Spicy, dénuée de méchanceté mais intelligente et perspicace comme savent l'être les chevaux, appris très vite qu'il suffisait de baisser les oreilles et de faire mine de tapper pour que les humains la laisse tranquille. Car pour un cheval, celui qui recule, même d'un centimètre, est dominé et le dominé cède naturellement sa place au dominant quand celui-ce se présente; cette relation hiérarchique n'empêchant en rien l'amitié. Ainsi, on verra un dominé céder sa place au ratelier, puis revenir s'installer pour manger à côté de son patron. Du moment que les règles sont respectées, tout se passe naturellement et sans heurts, chacun connaissant sa place. On parle d'ailleurs de dominance et non de domination, ce que bien des humains confondent.



 Bref, Spicy a trois ans et est adorable avec les humains tant que ceux-ci ne prétendent pas lui demander quoique ce soit. Mal entourée et mal conseillée, la gentille dame ne sait plus quoi faire de cette adorable peste et se résigne à la mettre en vente. Elle appelle une amie éleveuse pour savoir si elle serait intéressée et celle-ci me contacte, sachant que je m'intéresse aux poneys...  Comme d'habitude, suivant mon instinct, je me lance dans l'aventure. Avec mon amie, nous allons chercher la Miss Personnalité. Elle me plaît immédiatement : d'une taille idéale, belle et rebelle, mais pourtant pleine de bonne volonté. Elle a l'oeil doux et un regard où pétille l'intelligence et l'espièglerie. Malgré les affirmations de la dame, je n'y vois nul méchanceté ou sournoiserie. Curiosité et retenue se mêlent; j'ai hâte d'entrer en communication avec elle. Il suffit de quelques minutes de travail à pied pour lui apprendre à céder (ô quelle nouveauté !!!) à la longe et la voici me suivant sans hésiter dans la remorque. Mille cinq cents kilomètres additionnels plus tard, Spicy fait connaissance avec sa nouvelle maison et son nouveau nom se présente de lui-même : je voulais conserver le «S» du nom de son père et c'est d'abord Selkiva qui me semblait juste, mais pas tout à fait. Et Selka s'est imposé, naturellement sorti de ma bouche quand je lui dit bonjour le matin suivant.



 Et nous sommes tombés sous le charme. Pétillante, effrontée, câline et obstinée, la belle Selka est aussi pudique. Elle adore ses humains, mais elle aime bien leur tenir tête, ou faire semblant. Il suffit de déjouer ses astuces et lui montrer qu'il est bien plus agréable de collaborer que de rechigner. Elle boude facilement et n'apprécie pas que cela nous fasse rire. Lors de ses chaleurs, elle est chatouilleuse et d'humeur changeante. Mais quel puit de tendresse (et de gourmandise, il faut bien l'admettre) ! Et quelle formidable maman ! Elle nous a donné la merveilleuse Picola, fruit de ses amours avec Pirate et elle offrira une petite soeur ou un petit frère à Picola l'an prochain. Mais ce bébé naîtra en France, car la belle-qui-va a ajouter quelques milliers de kilomètres à son parcours, faisant la preuve que son nom lui était prédestiné.



Et oui, Selka vit maintenant à Lilodahu, en compagnie de deux autres chevaux, d'un âne, de deux alpagas, d'un chien et de ses nouveaux humains.  Ses aventures sont aussi racontées dans le blog de son humaine, Carole (le lien se trouve dans la liste de blogs, à droite). Et elle a eu droit à 45 cm de belle neige poudreuse, donc elle doit être ravie !

 Toutes les photos que je publie aujourd'hui ont été prises quelques temps avant son départ, alors qu'elle patientait durant son interminable «quarantaine», car l'histoire de son exportation pourrait faire l'objet d'une entrée de blog à elle seule. De report en report, Selka nous a définitivement quitté pour les sommets enneigés de la Haute-Savoie où elle est finalement arrivée fatiguée mais entière.


 Et je crois qu'elle fait le bonheur de sa nouvelle humaine... Enfin, je l'espère de tout coeur. Il est tellement important pour nous de trouver la bonne maison pour nos chevaux. Et j'avoue que nous n'avons pas à nous plaindre, compte tenu du nombre de chevaux que nous avons placés, les probabilités que certaines histoires tristes arrivent augmentent avec le temps. Mais pour l'instant, les nouvelles sont toutes bonnes et heureuses, et nous en sommes ravis.

Mais j'avoue que certains sont plus attachants que d'autres et quel leur souvenir se teinte de mélancolie. Selka nous a fait rire souvent. Maugréer aussi. Et il faut voir le sourire narquois qu'elle nous adressait quand elle réussissait à nous faire marcher ! (Oui, un Curly peut avoir un sourire narquois, il suffit de bien les connaître et d'être attentif !)







Belle, belle Selka, tu me manques. Joue quelques tours à Carole et Gérard de ma part.

Fais les rire comme tu savais si bien nous faire rire.

Et si tu es fidèle à toi-même, tu devrais même apprendre quelques jurons savoyards, comme tu as appris les jurons québécois, les jours où tu faisais tourner André en bourrique ! (Attention, parlant bourrique, tu as de l'authentique sur place, je suis certaine que vous aurez des tas de trucs à partager !)

Où ai-je lu que lorsque la tristesse creuse notre coeur, cela laisse plus de place plus tard pour de l'amour ?