16 mars 2015

Souvenirs de neige 2


Je lisais quelques commentaires, sur FB, de personnes se réjouissant de l'arrivée imminente du printemps, de son odeur fraîche et vivifiante, de la renaissance de la nature après ce long et - ô combien rigoureux - hiver... C'est vrai qu'au jardin et sur le bord des chemins, cela peut s'avérer assez bucolique.

Par contre, quand les parcs d'hiver des chevaux dégèlent, le printemps prend une autre figure...


Surtout s'il fait soudainement 35°C de plus que la semaine précédente (il faisait alors -26°C) et que le soleil et le vent se mettent de la partie. En quelques heures, il se crée des lacs dans les prés et les jardins. Ceux du jardin sont plutôt jolis, mais ceux des prés, quoique scintillants, ont une couleur incongrue...

Et la paire de bottes hautes et imperméable est de rigueur ! Pas certains de la qualité de vos bottes? Un petit tour dans le parc des chevaux et vous saurez immédiatement si votre achat était une bonne affaire ou non...



Et le dégel recèle d'autres surprises édifiantes :

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Même la caméra est toute retournée par une aussi subite transformation!


Heureusement, ces lacs envahissent uniquement des parcelles des parcs et ils sont temporaires. Dès que toute cette eau se fraie un chemin en dessous de la neige épaisse des fossés, elle peut s'évacuer rapidement. Cela fait partie de cette entre-saison du dégel. Tout se transforme si vite : le paysage, la durée du jour, l'intensité du soleil, les jours de neige, puis de giboulées, des matins glacés et le suivant bien mouillé. Même les chevaux se métamorphosent; physiquement en perdant leur manteau et psychologiquement avec des hormones qui s'excitent à la moindre vue ou odeur d'un congénère du sexe opposé.

Ne croyez pas que je m'en plaigne, bien au contraire, cela fait partie de ce quotidien magique dont je ne me lasse pas, malgré les "splouch" parfois inattendus de nos bottes inondées, mêmes hautes et bien étanches.

Chez nous, le vrai printemps arrivera en mai alors que les bourgeons auront éclatés et que les forêts se pareront de vert tendre printanier, que la boue et les crottins flottants des parcs des chevaux ne seront plus que des souvenirs (sous forme de tas à ramasser) et que nous apercevrons les premiers faons, bébés ratons-laveurs et autres mignonnes moufettes, sans oublier tous ces oiseaux qui seront bientôt de retour.

En attendant, il y a 18 chevaux en pleine mue qui n'attendent que le bon vouloir des humains pour les aider à se débarrasser de leur manteaux d'hiver. Des volontaires?

1 commentaire :

  1. Tu as vraiment le tour de me faire sourire :-) Je me souviens de mes quelques bains forcés dans cette belle giblotte lorsque mes bottes sont restées prises et que je me suis retrouvée assis le popotin dans le bouiboui. Camille

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